L’amorçage.
L’amorçage est une opération qui consiste à déposer à un endroit déterminé de l’amorce pour y attirer les poissons mais aussi pour essayer de les garder sur ce secteur le plus longtemps possible. S’il existe un poisson pour lequel l’amorçage est important, c’est bien la carpe, surtout lorsque les eaux dans lesquelles elle vit sont pauvres en nourriture naturelle et où elle doit parcourir inlassablement de grandes distances à la recherche de quelque chose à manger.
Par contre, lorsque les milieux sont plus riches et que les carpes peuvent facilement se nourrir de larves immergées, de crustacés ou encore d’écrevisses, il est alors bien plus difficile de modifier leur régime alimentaire et de les détourner des chemins qu’elles empruntent quotidiennement.
Pour y parvenir, nous allons mettre en place plusieurs stratagèmes qui permettent de les faire se déplacer vers une source de nourriture inhabituelle, disposée à des endroits stratégiques. Il existe plusieurs techniques d’amorçage que nous allons détailler une par une :
- L’amorçage d’accoutumance :Si les carpes sont des poissons très méfiants ce sont aussi des poissons curieux. Nous allons exploiter ces deux paramètres et distribuer à heures fixes et pendant plusieurs jours, à proximité de leur zone de tenue, une quantité d’appâts qui ne manquera pas d’attirer leur attention. Dans un premier temps, elles vont en raison de leur prudence se méfier de cette source de nourriture inhabituelle, mais très vite, attirées irrésistiblement par les effluves et par la proximité de cette manne en raison de leur curiosité, perdre toute crainte et se lancer alors dans une frénésie alimentaire plus forte que tout. Voyons ensemble comment réaliser un amorçage d’accoutumance sur un plan d’eau où les carpes sont nombreuses et en concurrence alimentaire avec d’autres poissons blancs. Cet amorçage sera distribué généreusement, sur une période allant de cinq à six jours, pour tenter de détourner les poissons de leur route habituelle ou pour les habituer à venir se nourrir à l’endroit choisi. Pour parvenir à les conditionner à nos appâts et ainsi tromper leur méfiance légendaire, on utilisera :
– Le 1er jour : 2 kg de graines (maïs)
– Le 2ème jour : 3 kg de graines (maïs + chènevis, etc.)
– Le 3ème jour : 4 kg de graines (maïs + chènevis, etc.) + 100 bouillettes coupées en morceaux.
– Le 4ème jour : 6 kg de graines (maïs, chènevis, noix tigrées) + 50 billes entières + 50 billes coupées.
– Le 5ème jour : 4 kg de graines (maïs, chènevis, noix tigrées) + 100 bouillettes – Le 6ème jour : 2 kg de graines (maïs chènevis, noix tigrées) + 50 bouillettes – Le 7ème jour, début de la pêche, quelques graines et bouillettes entières et coupées.
- L’amorçage massif :Si on envisage de rester pendant plusieurs jours sur le poste, on peut alors, tout en commençant à pêcher, entamer un amorçage massif. Cette méthode consiste à disséminer sur une surface de 100 à 500 m² une quantité d’amorce suffisamment importante pour attirer et fixer les carpes. Pour les mettre en confiance, il est important de les diriger progressivement vers le milieu de la zone en y concentrant le maximum d’appâts.
Si sur un site où la densité de carpes est assez importante et que les besoins alimentaires des poissons sont importants comme au début de la saison ou en automne (d’avril à mai et d’octobre à novembre) pour les maintenir en activité sur la zone choisie, il est parfois nécessaire de distribuer quotidiennement entre 15 et 20 kilos de graines et 2/3 kilos de bouillettes.
À l’opposé, dans des plans d’eau où les carpes ne sont pas très nombreuses, où la nourriture naturelle est présente un peu partout et que les poissons sont peu actifs, 1 kg de graines et une dizaine de bouillettes par canne sont largement suffisants pour toute une journée de pêche.
La bonne connaissance du site sur lequel on entame un amorçage massif est donc vraiment primordial pour ne pas commettre d’erreur de quantité. En tout état de cause retenez bien ceci : « il est toujours possible de rajouter de l’amorce alors qu’il est malheureusement impossible d’en enlever. »
Les repères : Pour nous permettre de bien visualiser ces postes depuis la rive et pouvoir les réamorcer de façon précise, nous allons utiliser un ou plusieurs repères. Si on possède une embarcation et que la navigation est autorisée, l’opération est simple. On se rend sur le poste et on fait descendre jusqu’au fond un poids de 200 à 250 g à l’aide d’un fil nylon de 20 centièmes et on y attache un corps flottant assez gros pour qu’il soit visible depuis le bord, à 10/15 centimètres au-dessus de la surface. En revanche, si on doit se débrouiller depuis la rive, il faut alors lancer sur le poste à l’aide de cannes un ou plusieurs marqueurs-sondeurs, comme ceux utilisés lors du sondage à la canne par exemple. C’est sur ces coups, matérialisés par les repères que nos appâts devront être placés.
- L’amorçage rapide :Lorsque l’on dispose de peu de temps, on peut simplement disperser sur le coup en début de pêche un mélange composé de 2 ou 3 kg de graines (maïs, blé, chènevis, lentilles, etc.) d’une trentaine de bouillettes coupées en morceaux et d’1 ou 2 kg de pellets à dissolution rapide. Ce mélange de particules sera mélangé à une amorce « spécial carpes » très collante (Drachko) puis façonnées en boules de la grosseur d’un gros abricot qui pourront être propulsées sur le poste à l’aide d’un godet amorceur ou d’une fronde sans trop de difficulté.
Toutefois, sur des plans d’eau pêchés depuis de longues années, un amorçage massif comme ceux que nous venons de décrire peut se révéler totalement inopérant car les poissons, trop habitués à ces grandes zones recouvertes de graines et de bouillettes, les fuient littéralement.
Il existe alors une autre approche plus discrète qui consiste cette fois non pas à faire venir les carpes sur un coup précis mais à rechercher les endroits ou elles se nourrissent pour y déposer nos appâts. Cette technique se nomme la pêche au « spot ».
- L’amorçage au « spot » :Bien que plus compliquée à mettre en œuvre sans avoir recours à une embarcation, on peut utiliser les moyens suivants pour parvenir à amorcer en plein cœur des « spots »
La méthode de « l’assiette » : Lorsque l’on a repéré une zone bien dégagée, on peut y déposer un montage accompagné de graines, de pellets ou encore de bouillettes découpées. L’ensemble correspondant à peu près au contenu d’une assiette donne le nom à la technique. Ce procédé très précis et très efficace permet d’aller chercher le poisson directement sur ses zones d’alimentation et procure bien souvent de très jolies carpes.
Le « single hook » : Cette technique on ne peut plus simple permet de rechercher un poisson soit en périphérie d’un coup amorcé, soit sur un poste isolé ou bien encore à proximité d’un obstacle. L’appât est alors présenté seul et sans aucun amorçage. Pour rendre ce piège efficace, on préfèrera employer une bouillette flottante, de couleur fluorescente et fortement parfumée. Un poisson de passage, tombant sur cet appât, ne lui résistera sûrement pas longtemps.
Le stringer : Pour réaliser cette méthode, on utilise un montage au cheveu classique auquel on attache un fil soluble garni de quatre ou cinq bouillettes. Après quelques minutes le fil soluble aura fondu laissant les bouillettes libres à proximité immédiate du montage. On peut également utiliser ce stratagème pour déposer un montage en dehors d’une zone amorcée. Cette canne, appelée « tête chercheuse », est particulièrement efficace, car bien souvent les poissons les plus gros et les plus méfiants ne s’aventurent pas sur le coup, mais restent en périphérie de l’amorçage massif de base, grignotant çà et là quelques particules isolées.
Le bâtonnet d’amorçage : L’ensemble est composé d’un filet soluble dans lequel sont enfermées des particules (amorce, graines, pellets ou bouillettes en morceaux). Après dissolution du filet, les appâts se trouveront alors tout près de l’esche rendant le piège redoutable pour un poisson en maraude. Ce stratagème est intéressant car il garantit que le montage n’est pas emmêlé. Il permet également de pêcher dans des endroits encombrés car le bâtonnet protège la pointe de l’hameçon lors de la descente sur le fond, l’empêchant de s’accrocher dans les herbes.
Le sac soluble : Dans le même ordre d’idée on utilise cette fois ci un sac soluble rempli de graines, de pellets ou de bouillettes écrasées, pour réaliser un amorçage un peu plus conséquent à proximité de notre hameçon. Après avoir fondu, le sac libèrera les différentes particules qui attireront les carpes vers l’appât piégé.
Le ressort amorçoir : Reprise d’une méthode d’amorçage ancestrale qui fut utilisée par nos anciens avec succès, plus connue sous le nom de pelote, cette grosse boule d’amorce bien collante dans laquelle était enfermé esches animales et montage. Cette technique permit de capturer de nombreuses carpes dans toutes les régions de l’hexagone. Revue et corrigée par nos amis anglais, elle réapparut il y a quelques années sur le marché sous le nom de « The méthod ». Elle reprend en fait les caractéristiques de la pelote, en utilisant un ressort amorçoir coulissant ou un ressort plombé monté en dérivation (feeder) autour desquels est pétri l’amorce. Une fois propulsée sur le coup, l’amorce va se déliter lentement et attirer le poisson qui trouvera alors l’appât piégé.
Il existe enfin une dernière technique qui consiste à propulser sur un poste des appâts ou des boules d’amorce. On peut le faire à l’aide de frondes, de Bait Rocket, de Spomb ou engins du même type () ou encore d’un cobra pour les bouillettes seules et d’un godet amorceur pour les boules d’amorce,
Produits de base
De nombreux produits entrent dans la composition des amorces. Certains sont utilisés dans des mélanges génériques, d’autres sont destinés à attirer telle ou telle espèce en particulier.
- Le pain : Bon marché, il entre dans la composition de toutes les amorces ou presque. On le mettra à tremper avant de le passer au moulin à légumes. Excellent pour les gros poissons qui apprécient les particules de bonne taille, il s’avère néanmoins bourratif pour les plus petits.
- Les chapelures : Fabriquées après séchage du pain au four et broyage, les chapelures les plus intéressantes pour la pêche sont celles à mouture fine et régulière. La chapelure blanche – collante à souhait et très gonflante – sera incorporée dans les amorces de fond. La chapelure blonde, obtenue par séchage et concassage du pain entier collera moins que la précédente mais gonflera tout autant. Enfin, à base de biscottes, la chapelure rousse, à la couleur et à l’odeur caractéristiques, s’avérera peu collante et entrera dans de nombreux mélanges toutes pêches, étant par ailleurs d’un excellent rapport pour le gardon.
- L’arachide (cacahuète) : La cacahuète est écrasée pour en extraire l’huile. Le tourteau qui en résulte donne une farine qui entre dans la composition de nombreuses amorces destinées à la blanchaille.
- Les produits collants ou PV1* : Ces produits sont destinés à agglomérer les boules d’amorce afin d’éviter qu’elles se dispersent trop vite dans l’eau. Le lait en poudre colle les éléments et crée un nuage blanc tandis que le PV1* est d’autant plus collant qu’il contient de la mélasse. Il sera indispensable pour attirer et maintenir sur le coup, brèmes et gros gardons.
- Les produits dispersants : Ils servent à augmenter le volume des amorces et à en diminuer la valeur nutritive. Sur le fond des eaux calmes, ils favoriseront la désagrégation des boules d’amorce – contrairement au PV1* – tandis qu’en surface, ils feront éclater vos boulettes. Les farines de maïs entrent dans la composition de nombreuses amorces de surface ou de fond (pour les gros cyprins). Le coco belge quant à lui, issu de l’écorce de noix de coco, est très usité par les pêcheurs… belges et on l’utilisera avantageusement dans les mélanges de fond.
ASTUCE
Pour digérer : Le bicarbonate de soude facilite la digestion des hommes… comme celle des poissons. Une cuiller à café par kilo d’amorce aidera votre poisson à digérer… ce qui permettra de le voir revenir sur le coup plus rapidement !
- Les produits neutres : Ces produits constituent les compléments habituels des farines. Ils permettent d’alourdir les boules, de les coller ou de les diviser. Ils sont incorporés dans de nombreux mélanges tant en eaux dormantes que courantes. La terre de Somme, argilo-calcaire sert à alourdir et à coller les mélanges. La terre de taupinière est excellente : finement divisée elle est dépourvue de débris végétaux et on l’incorporera après tamisage aux amorces de fond pour confectionner des boules qui s’effritent lentement. Enfin, la craie pulvérisée blanchira les amorces de surface et créera un nuage. On l’ajoute parfois aux amorces de fond pour en activer la décomposition en cas de non consommation par les poissons.
- Les stimulants et additifs divers : Ajoutés à un bon mélange ciblé, ils constituent un plus non négligeable. L’un des plus anciens est l’apéritif anisé. Nombreux et variés, les arômes servent non seulement à renforcer le goût et l’odeur des amorces mais aussi à les colorer et à renforcer leur digestibilité. Anis, huile de chènevis, vanille, miel, sirops de fruits, … vous n’avez que l’embarras du choix.
La préparation des amorces
La préparation des amorces comprend plusieurs temps : le mélange des produits, le mouillage et enfin la réalisation des boules. Les mélanges se font généralement dans un seau ou une bassine large. Le mouillage doit être progressif et s’opère en plusieurs phases :
- Ajoutez une bonne quantité d’eau à votre mélange à l’aide d’une bouteille.
- Laissez reposer un grand moment.
- Après un premier tamisage pour répartir l’humidité et casser les grumeaux, rajoutez de l’eau à l’aide d’une éponge et brassez violemment.
- Laissez à nouveau reposer la préparation avant de la tamiser une seconde fois.
- Ultime étape : affinez l’humidification à l’aide d’un pulvérisateur.
Amorcer : l’art et la méthode
Plusieurs paramètres entrent dans le choix de la méthode d’amorçage. Voici un rapide tour d’horizon des différents éléments que vous devrez prendre en considération.
- Les types d’eau : L’amorçage est différent en rivière et en plan d’eau, ne serait-ce qu’en raison du courant qui effrite les boules. Les esches* vivantes ne doivent être ajoutées à l’amorce de départ qu’en eaux calmes.
- Les saisons : La température des eaux conditionne l’activité des poissons et le type d’amorçage. Durant l’hiver et le printemps, l’amorçage sera léger mais contiendra des produits riches. Pendant la belle saison, les poissons étant très actifs, l’amorçage devra être plus volumineux et préparé à partir de farines peu nourrissantes.
- Le lancer : Le lancer des boules d’amorce s’effectue après un sondage précis du coup. En plan d’eau, on mettra la canne sur les supports et on lancera les boules de 50cm à 1m en deçà du point de pêche. En rivière, le point d’impact devra se situer plus ou moins en amont du point de pêche et ce, en fonction de la profondeur et de la vitesse du courant. Le sondage précis, ne doit jamais se limiter au seul coup, mais déborder sur une surface bien plus importante. N’hésitez pas à consacrer du temps à cette opération : elle vous permettra de mémoriser le profil du fond. Sachez-le : les minutes passées à sonder ne sont jamais perdues. À noter : des boules de taille et de poids identiques favoriseront la précision des jets. Essayez donc la pétanque pour vous entraîner !
- Le rythme d’amorçage : Pour maintenir les poissons à une bonne hauteur, il vous faudra adopter un rythme d’amorçage approprié. Si vous accélérez la fréquence des lancers, les poissons quitteront le fond pour se diriger vers la source de nourriture. On dit alors qu’ils « montent » dans l’amorce. En ralentissant le rythme des lancers au contraire, les poissons retourneront sur le fond. Attention : lorsque la cadence des lancers est trop faible, les poissons risquent de quitter le coup par manque de nourriture.
Bien choisir ses amorces
- Les couleurs : Les poissons fuient les contrastes trop violents, en revanche, ils ne sont pas insensibles à des variations de luminosité assez nettes. Pour preuve : sur la vase noire un tapis plus clair, fait de terre et de produits neutres, les attirera. En outre, chaque espèce semble avoir ses préférences : si le gardon apprécie la couleur brune des amorces, les couleurs blanche et jaune sont recommandées pour l’ablette, comme pour la brème.
- La granulométrie : La taille des particules vous permettra de sélectionner le poisson recherché : si les petits sujets ne peuvent avaler de trop grosses bouchées, les gros cyprins (brème, carpe, barbeau) avalent en revanche des particules de bonne taille alors que le gardon ou l’ablette sont rapidement gavés. Le mélange de produits de tailles différentes pourra permettre à différents poissons de trouver leur bonheur au milieu d’un mélange de particules, mais la partie consommable demeurera toujours faible par rapport à la partie non consommable, définitivement perdue…
Les appâts.
Les graines
Les plus utilisées sont le maïs, la noix tigrée, le chènevis ou encore le lupin. Elles présentent plusieurs avantages :
- Elles sont souvent peu chères et faciles à cuisiner soi-même.
- Elles sont acceptées par tous les poissons même dans les plans d’eau où les carpes n’ont jamais été pêchées.
- Elles permettent des amorçages massifs.
En contrepartie, les graines sont difficiles à lancer très loin à la main à cause de leur légèreté et de leur petite taille.
Les bouillettes
Véritable révolution dans la pêche de la carpe, avec elles tout devient possible et en toute circonstances.
Il en existe une multitude de sortes, toutes différentes par leur composition, leurs arômes, leurs tailles où encore leurs couleurs. Elles sont assez faciles à fabriquer soi-même et très facile à propulser grâce à un lance bouillette (cobra). Leur seule contrainte pour un amorçage à long terme reste leurs capacités à être digestes.
Les farines
Il s’agit ici de préparer un mélange de différentes farines, animales ou végétales, que l’on humidifiera au bord de l’eau afin d’obtenir une consistance idéale pour former des boules compactes facile à lancer. Cette technique est particulièrement efficace pour attirer rapidement un grand nombre de poissons, souvent au détriment de leurs tailles.
Pour la cuisine des différents appâts, consulter notre page “recettes pour la pêche de la carpe”.
Frolic
Pour ceux qui n’ont pas encore essayé, vous verrez qu’une fois le cap franchi, vous arriverez toujours sur votre lieu de pêche avec un petit paquet de Frolic… Car cette fameuse croquette rouge orangé n’a pas son pareil en termes d’attractivité. Appréciée par de nombreux carpistes, surtout en début et fin de saison.
Vous êtes-vous déjà penché sur la composition d’un paquet de Frolic ? Une croquette est constituée de céréales (dont blé), sous-produit végétale, viandes, sous-produit animaux, huiles, graisses, légumes, lait, produit de laiterie, substance minérale, sucres, et même de poissons… Certains composants du Frolic se retrouvent dans la fabrication des bouillettes (farine carnée, céréales, huile de poisson). Tout le sucre, le calcium, le carotène que contient le Frolic est indispensable pour la carpe. À noter que la carotte, souvent moins utilisée par les carpistes, possède aussi de nombreux pouvoirs attractifs. Le carotène qu’elle contient apporte de la vitamine A, et son pigment naturelle orangé apporte l’effet visuel. On le retrouve bien souvent dans la nourriture des poissons d’élevage.
Le Frolic est bon marché ! Lorsqu’on regarde le prix des sachets de bouillettes ou même de l’amorce en général, le Frolic coûte bien moins cher au kilo.
Le Frolic est parfois trop attractif. Et oui… ça force d’attractivité est aussi sa faiblesse. Chaque pêcheur qui utilise le Frolic est un jour passé par là : on ne compte plus le nombre de brêmes, tanches et autres blancs remontés à cause du Frolic. Mais à noter que les blancs attirent aussi souvent l’attention des carpes.
Il existe certaines alternatives au Frolic, toujours au rapport qualité/prix (on ne parle pas de bouillettes) intéressant.
- Le Canaillou : boeuf, céréales, carottes, poulet… on retrouve de nombreux points communs avec le Frolic classique. Les croquettes de Canaillou ne sont pas percées.
- Le Lydog : on le retrouve de même composition que le Frolic, sous plusieurs formes et tailles. Il apparaît plus moelleux, ce qui implique une diffusion / dissolution plus rapide dans l’eau.