Société de pêche de Mozé-sur-Louet

Un brin d’histoire récente

À partir de 1960, la pêche à la ligne évoluera rapidement. Les cannes en bambou et en roseau seront remplacées par des engins plus légers donc plus longs. Le nylon se substituera au crin. Avec l’apparition de la fibre de verre puis du carbone, les cannes continueront de s’allonger pour dépasser les 10 m. A ce jour, certains modèles mesurent jusqu’à 17 m mais la pêche au coup se pratique généralement avec une canne de 4 à 7 m (voire de 9 à 15 m pour la longue canne qui permet de pêcher plus au large)

Avant de se lancer dans cette technique de pêche, il faut bien débuter, donc voici quelques informations :

Pêche au coup pour débuter

La pêche au coup est une bonne technique pour commencer la pêche : praticable toute l’année et facile d’accès dans un premier temps pour les néophytes, elle permet rapidement de découvrir le plaisir d’attraper un poisson ainsi que d’acquérir rapidement des bases techniques et de logiques d’approche qui suivront le pêcheur dans sa découverte d’autres techniques.
Au fur et à mesure que vous découvrirez cette pêche, vous vous rendrez compte de la multitude des pratiques et des plaisirs qu’elles offrent.
Vous trouverez ici la liste du matériel et les conseils pour débuter la pêche au coup avec une canne télescopique.

Le « coup », c’est quoi ?
Lorsque l’on parle de « pêche au coup », on devrait dire « des pêches au coup » car il existe une multitude de déclinaisons qui ne s’arrêtent pas à la canne à pêche télescopique « simple », sans moulinet.
En fait, ce terme englobe les techniques qui consistent à choisir et préparer un lieu de pêche : « le coup ».
L’objectif principal est de faire venir le poisson sur ce coup et de le maintenir à l’aide d’une amorce.
Par définition, la pêche au coup est donc essentiellement une pêche statique même si l’on peut pêcher avec une canne à coup de façon itinérante en rivière (« à roder »).

Les poissons recherchés
Les pêches au coup sont orientées vers la recherche des poissons « blancs » appartenant à la famille des cyprinidés. On peut citer le gardon, le rotengle, la brème, la tanche, la carpe ou encore le goujon et le barbeau.

Où pêcher au coup ?
Les pêches au coup se pratiquent là on l’on est susceptible de rencontrer ces espèces recherchées, donc principalement dans des eaux « calmes » de plaine : rivières à courant lent, fleuves, canaux, mares, étangs, lacs. Cependant, on peut également pratiquer des pêches au coup dans des eaux un peu plus vives ou plus fraîches pour rechercher les espèces appréciant ces habitats comme le goujon et le barbeau dans les petites rivières, le vairon dans les rivières et lacs de montagne, …
On choisit un emplacement qui n’est pas trop encombré par la végétation rivulaire (grandes herbes, arbres) permettant ainsi de pratiquer en toute aisance sans risques d’accrochages. De la même manière, on choisira de préférence un fond propre, si possible pas ou peu vaseux et avec un léger courant quand la partie de pêche est en rivière. La présence de végétation aquatique à proximité est intéressante car elle sert à la fois d’abri et de garde-manger pour les espèces recherchées.

Que me faut-il pour pêcher au coup ?
Il s’agit ici du matériel de base, pour débuter en pêchant avec une canne au coup télescopique. Vous trouverez des fiches complémentaires pour les autres techniques.
Une canne au coup télescopique de 3 à 6 mètres de long. La canne se déploie dans sa totalité, la longueur n’est pas ajustable. C’est la canne qui est la plus adaptée à un pêcheur débutant, en particulier dans les longueurs de 3 et 4 mètres facilitant leur manipulation. Certains modèles disposent d’un clip au bout du scion pour une fixation simplifiée de la ligne. Un repose-canne
Une ligne montée. Il en existe toutes faites à acheter chez votre détaillant de pêche mais il est possible de les fabriquer soi-même.
Une boite de pêche contenant les petits outils nécessaires à la pêche pour fabriquer ou réparer une ligne (bobines de fils, flotteurs, plombs, hameçons montés, pince pour serrer les plombs, petit ciseau) pour sonder (une sonde) et décrocher un poisson (dégorgeoir).
De l’amorce pour attirer les poissons
Des esches et un seau pour préparer et garder l’amorce
Une petite bassine avec de l’eau pour se rincer les mains et se les humidifier avant de saisir un poisson.
Une épuisette pour vous assister sur un gros poisson
Une carte de pêche !

La mise en action
Une fois l’emplacement trouvé, on installe et organise son matériel de façon à avoir tout à portée de main. On monte la canne la canne à pêche avec la ligne et on la pose sur le porte-canne. Une des principales causes de casse de canne à pêche provient du fait de la poser par terre et de marcher dessus par inadvertance.
On prépare l’amorce en n’oubliant pas de la tamiser puis on la laisse reposer le temps de « sonder » le poste…
Le sondage est une étape à ne pas négliger car il vous permettra de mieux connaître le poste que vous pêcher.
L’endroit que vous sondez sera également celui où vous amorcerez et où vous pêcherez, il est donc important de se fixer un repaire, même simple. Mettez-vous en position de pêche (debout ou assis, canne à la main comme si vous péchiez, le scion juste au-dessus de l’eau), avec la canne dans un axe perpendiculaire à la berge. Le repère peut consister à se dire que notre « coup » se situera à la pointe de la canne, donc à 4 mètres si on pêche avec une canne de cette longueur… ou bien 1 mètre plus loin.

Déterminer la profondeur
La sonde (gros plomb en forme de pince) doit se pincer sur l’hameçon, jamais sur le bas de ligne qu’elle risquerait d’abîmer. En mettant votre ligne à l’eau avec la sonde, celle-ci va être entraînée jusqu’au fond par le poids : vous avez ainsi l’assurance que l’hameçon est sur le fond, là où l’on veut pêcher.
On doit toujours sonder à la verticale afin de ne pas fausser la mesure du fond, donc soit sous la canne, soit en relâchant la bannière de la ligne pour ne pas l’incliner vers vous.
Si le flotteur est sous l’eau, c’est que votre fond (la distance entre le flotteur et l’hameçon) n’est pas assez important. Relevez votre ligne, faîtes glisser votre flotteur vers le haut pour augmenter votre fond et répétez l’action de sondage. Attention ! Si le flotteur est parfaitement équilibré à la surface, cela ne signifie pas obligatoirement que votre mesure soit exacte ! En effet, si vous avez un peu trop de fond, la sonde reposant sur le fond ne fait pas l’effet escompté ! Ainsi le meilleur repaire consiste à ne voir apparaître que la moitié de l’antenne.
Maintenant que vous connaissez le fond exact, suivant les conditions et les poissons recherchés vous pouvez ajuster le fond de votre à votre guise, soit en remontant légèrement le flotteur pour que l’esche repose sur le fond, soit en abaissant légèrement le flotteur pour que l’esche évolue décollée du fond.
C’est à ce moment que la connaissance des poissons intervient et prend son importance, carpes, tanches, goujons ou encore barbeaux sont des poissons fouisseurs qui se nourrissent sur le fond, sans être totalement fouisseur le gardon à tendance à se nourrit également sur le fond (d’ailleurs on constate que sa bouche s’ouvre vers le bas). En revanche si on recherche des rotengles, et encore plus si l’on a affaire à des ablettes, il faudra pêcher entre deux eaux (mi-hauteur) ou à proximité de la surface car ces espèces se nourrissent davantage dans ses couches d’eau (leurs bouches s’ouvrent vers le haut).
En sondant, profitez-en pour faire « glisser » la sonde sur le fond, vous pourrez ainsi percevoir la consistance du fond, s’il est dur ou vaseux (résistance), mais également constater une éventuelle présence d’herbiers dans le fond (restes d’herbiers sur la sonde en relevant). Ce dernier point est très important, car si vous pêchez au fond alors que celui-ci est couvert d’herbiers, non seulement vous allez les accrocher régulièrement mais surtout votre esche se retrouvera cachée et ne sera pas visible des poissons. Dans ce cas il est préférable de se décaler et de trouver un fond « propre ».
Une fois l’esche accroché sur l’hameçon, on met la ligne à l’eau (vidéo sur le lancer) à l’endroit où l’on a sondé. Puis on confectionne des boules de la taille d’une petite orange avec l’amorce que l’on lance sur le poste choisi (4 à 5 boules pour commencer). Il est important d’être assez précis dans les lancers afin qu’elles tombent au même endroit, le but de l’amorçage étant d’attirer et de regrouper le poisson sur notre coup… il ne faudrait pas l’éparpiller !

La touche, le ferrage et comment ramener le poisson
Les premières touches arrivent plus ou moins vite le temps que les saveurs de l’amorce se diffusent dans l’eau et que les poissons arrivent sur le coup.
La touche se caractérise de différentes manières :
Le flotteur tressaute et s’enfonce sur un ou des petits à-coups, un poisson est en train d’engamer l’esche et/ou de la goûter… il est préférable d’attendre un petit peu. Parfois la touche n’est pas suivie, on parle de refus. On peut tenter d' »aguicher » par un ou plusieurs petits mouvements latéraux (sur 1 ou 2 cm) du flotteur avant de laisser la ligne se remettre en place qui vont avoir pour effet de soulever l’esche et d’attirer la curiosité du poisson. Si après une vingtaine de secondes rien ne se passe, il est judicieux de relever la ligne pour voir si l’esche est toujours attractive ou simplement encore au bout de l’hameçon. Si votre asticot ne bouge plus ou pire, est en partie vidée, il faut en changer.
Le flotteur coule franchement, le poisson a engamé l’esche et se déplace franchement, on peut ferrer !
Le flotteur ne coule pas mais se déplace latéralement sur plusieurs centimètres, c’est le poisson qui se déplace légèrement à avec l’esche dans la bouche : on peut ferrer !
Le flotteur se met à plat sur l’eau. Un poisson a engamé l’esche puis remonte avec vers la surface en soulevant les plombs ce qui a pour effet de « coucher » le flotteur… on peut ferrer !
Le ferrage est le geste permet de s’assurer que l’hameçon est bien planté. Ce geste technique demande un petit entrainement pour se révéler efficace de façon quasi-systématique.
En ferrant, on prend contact avec le poisson sans chercher immédiatement à le ramener, il faut évaluer sa grosseur et sa puissance. Si vous sentez qu’il est trop gros pour le soulever, laisser-le « se fatiguer » en accompagnant ses déplacements tout en gardant la ligne tendue et surtout en le laissant dans l’eau. Puis une fois qu’il se débat moins on le ramène vers soi tout en le laissant dans l’eau et en faisant juste sortir sa bouche de l’eau. Cela permet d’éviter qu’il reprenne des forces au dernier moment.
On le ramène ainsi dans l’épuisette que l’on tient de l’autre main est qui préalablement en position dans l’eau. Quand le poisson est au-dessus on relève l’épuisette. C’est le poisson qui va à l’épuisette, jamais l’inverse.

Décrocher proprement son poisson
Pour saisir le poisson afin de le décrocher, mouillez-les-vous mais pour ne pas l’abîmer en retirant une partie de son mucus.
Décrochez l’hameçon, si besoin à l’aide d’un dégorgeoir quand il engamé profondément. Si vous avez trop tardé avant de ferrer, il peut arriver que cette opération soit délicate. En cas de doute, il est préférable de couper proprement le fil en laissant le moins possible que chercher à tout prix à retirer un hameçon qui sera certainement dissous par les sucs gastriques du poisson.
Vous pouvez garder le temps de la pêche les poissons dans un bourriche, ce qui est préférable à un seau où ils seront plus stressés et où ils risqueront de manquer d’oxygène.

Le petit plus
Si les touches commencent à s’espacer, il est probable que l’effet de l’amorce diminue et que les poissons s’éloignent du coup, il faut donc relancer régulièrement des petites boules d’amorces de la taille d’un abricot. C’est ce que l’on appelle « un rappel ».
Attention ! Trop lancer d’amorce peut également avoir des effets néfastes pour la pêche. Si le poisson est peu mordeur, on risque de « le gaver ». Cette situation est plus probable lors des températures extrêmes quand il fait très chaud l’été ou lorsqu’il fait froid l’hiver, le métabolisme et donc la digestion des poissons ralentissent diminuant ainsi leur appétit.
Astuce : Si les touches s’arrêtent brutalement, et plus encore si vous constatez des mouvements inhabituels de fuites des poissons, il est probable qu’un carnassier (brochet, sandre, grosse perche) soit arrivé sur le coup attiré par le rassemblement de proies. En situation de stress, les poissons cessent alors de s’alimenter… c’est le bon moment pour essayer un leurre ou mettre un vif à proximité du coup !

Pêche au coup de la carpe à la grande canne

L’intérêt de la pêche au coup pour la carpe est de pêcher du bord. Le but est donc d’attirer les carpes sur votre zone de pêche. Et non pas d’aller vers les carpes comme c’est le cas avec la pêche au lancer.
Dans cette technique, l’amorçage joue un rôle crucial pour pêcher avec succès.
Elle reste très efficace en eaux calmes (étangs, lacs, gravières).
Pour pêcher la carpe au coup, vous avez besoin d’une canne spéciale pêche au coup.
La taille des cannes au coup débute de 5m à 14m de longueur. Choisissez une canne spéciale pour la carpe. Ce type de canne est plus robuste pour faire face à de grosses carpes.
Il vous faudra aussi une station de pêche pour pêcher de façon confortable et tous les accessoires associés (élastique, petit matériel, etc.).
L’autre inconvénient est que votre amorçage va attirer les carpes mais aussi les autres poissons blancs (gardons, brèmes, tanches, etc.). Contrairement à la pêche au lancer, l’amorçage cible des espèces plus variées.
Le dernier inconvénient est que la pêche au coup nécessite de la discrétion (pêche statique du bord). Évitez de vous faire voir ou de faire trop de bruit pour ne pas nuire à votre session de pêche.
Si elle est très abordable pour le pêcheur néophyte, la pêche au coup peut devenir une véritable pêche de précision lorsque que l’on approfondie sa pratique. Technique et passionnante, elle permet de réaliser de belles pêches tout au long de l’année à condition d’adapter sa pêche à la saison.
L’objectif principal est de faire venir le poisson sur ce coup et de le maintenir à l’aide d’une amorce.
La pêche à la grande canne, ou canne à emmanchement, est l’approche technique la plus poussée de la pêche au coup « classique ». Avec des cannes allant de 5 à 14 mètres, composées de plusieurs éléments qui s’emboitent, dont un scion (généralement en 2 parties) avec une sortie latérale pour l’élastique.
Cette technique permet de pêcher à de longues distances mais avec une grande précision grâce une ligne assez courte, juste à l’aplomb du scion de la canne.
Ainsi, il devient aisé de retrouver la zone de pêche où l’on a amorcé (juste sous le scion) et de bien contrôler la ligne. Cette technique demande en revanche une certaine maitrise pour bien déboiter les différents éléments afin ramener la ligne, et plus encore avec un poisson au bout.
Sur les cannes à emmanchement, la ligne se fixe sur un élastique intérieur sortant du scion de la canne. Celui-ci permet « d’amortir » les mouvements des sujets de belles tailles et ainsi éviter la casse d’un bas de ligne généralement assez fin.
Il existe aujourd’hui des cannes et des élastiques adaptées à la traque de la carpe… Sensations garanties !

Matériels :

Dans notre étang, les carpes pèsent entre 2kg et plus de 12kg voir plus.

Canne : quelle longueur de canne : une canne de 5m permet de pêcher au bord, il y a de belles carpes à pêcher au bord, mais est limitée en longueur, une canne plus longue comme 10m est un bon compromis puisque on peut pêcher plus loin mais également au bord en enlevant des éléments de cette canne. Attention au poids lors de l’achat, une canne de 10m peut-être difficile à tenir dans le temps d’autant plus s’il y a du vent.
Il existe 3 grandes catégories de cannes : les « Margin » pour la pêche en bordure, les « Classiques » de 10 à 13 met enfin les « Spécimens ».
Les « Margin », de 4.40 m à 10 m, idéal pour pêcher en bordure, en biais pour être plus près de la berge avec un flotteur léger. Elles peuvent être utilisées avec des corps de lignes jusqu’à 26°°, et se révèle très efficace pour les pêches à la pâte. Ces cannes sont à équiper (si ce n’est déjà le cas) d’un kit Strippa et d’une tulipe en téflon d’un diamètre de sortie de 5 mm.
Les « Classiques », de 10 m à 13 m, polyvalente, idéal pour la pêche en carpodrome, et elles seront adaptées aux compétiteurs. Ces cannes presque toutes équipées d’un kit Strippa d’un kit coupelle, de coupelle et de fourreau.
Les « Spécimens », de 8 m à 11.5 m, extrêmement résistante, elles sont tout à fait adaptées à la pêche de gros spécimens comme les esturgeons ou les silures de plusieurs dizaines de kilos. Leur action progressive permet d’absorber les coups de tête et les sauts des plus gros poissons. Elles peuvent pour la plupart d’entre elles d’être utilisées avec des nylons de plus de 30°° ou de la tresse.

Élastique : il existe 3 types d’élastique, l’élastique plein (solide avec une élasticité moyenne), l’élastique creux (moins solide mais avec une élasticité étendue, Il peut se détendre de plus de 7 fois sa longueur initiale), et l’élastique hybride (qui a les avantages des deux autres types d’élastiques, solidité et élasticité, mais qui est un peu plus cher). Il faut ajouter à l’élastique deux éléments : un connecteur pour attacher la ligne, et une perle pour bloquer l’élastique à la sortie latérale du scion.
Lors de l’action de pêche, l’élastique doit être tendu mais sans exagération, la tension sera gérée et maintenue par la perle, nœud sera effectué après la perle pour éviter que cette dernière parte lors d’un combat avec une carpe.

Coupelles : une ou deux coupelles à clipser sur le scion, la première de grande capacité pour mettre l’amorce afin d’amorcer avec précision, l’autre plus petite et positionnée plus près de vu à environ 40 cm de la première pour y mettre l’esche ou la pâte (quand vous êtes à l’emplacement souhaitée, il ne vous reste plus qu’a retourner votre canne, l’amorce tombe au bon endroit, et l’esche viendra se mettre naturellement à l’endroit de l’amorce grâce à la tension de la ligne).

Ligne : un nylon de 20/100éme, un flotteur entre 0,6gr et 2gr, une plombée cylindrique (équivalent au poids du flotteur), un hameçon de 12 ou 10 à œillet monté directement sur la ligne (sans bas de ligne), est un bon compromis.
La bannière (distance entre la canne et le flotteur sera relativement courte (entre 30 et 50 cm).
La plombée, de préférence avec des plombs cylindriques, sera positionnée à environ 40 cm de l’hameçon. Plusieurs écoles existent sur la façon de faire la plombée, groupée ou espacée, régulière ou progressive (pour ma part je la préfère groupée et régulière (4 plombs de même grammage et un plomb un peu plus petit en dessous).

Pour pêcher à la grande canne, il est primordial d’être confortablement assis car vous allez rester plusieurs heures assis. Une station de pêche est idéale mais couteuse, elle apporte une station assise idéale avec tout ce qu’il faut pour pêcher en toute sérénité et confort. Vous pouvez aussi opter pour un siège feeder, nettement moins cher mais n’apportant pas toutes les praticités de la station de pêche.
Sur la plupart des modèles de ces 2 solutions, vous aurez un plateau sur la gauche ce qui est très pratique pour y mettre les esches, l’amorce, les pellets … N’oubliez pas un peu d’eau et un chiffon pour vous nettoyer les doigts, car vous manipulez souvent de l’amorce, de la pâte et des esches.

Une station de pêche : La station de pêche est importante car vous aller rester plusieurs heures assis dessus et il est donc important d’être bien assis et que tout ce dont vous avez besoin soit à porter de main.
Des stations de pêche, vous en trouverez à tous les prix, que cela soit chez Décathlon ou dans des magasins de pêche comme Pechana à Mûrs-Érigné ou Pacific Pêche à Boucouzé, cependant prenez le temps de la choisir et de choisir tous les accessoires qui vont avec, afin qu’elle convienne à votre façon de pêcher et à votre budget.
Ensuite quand vous arrivez au bord de l’eau, il faut prendre son temps pour l’installer le mieux possible, car ensuite vous ne vous amuserez pas à changer de place.
Le premier point pour l’installation est de s’installer le plus prêt de l’eau pour pouvoir épuiser le plus facilement possible surtout avec une épuisette de 3m. Mettez votre station de niveau, la plupart des stations ont des bulles de niveau, si cela n’est pas le cas, remplissez un bac à appâts au ¾ et posez-le sur le siège, cela vous permettra de mettre votre station de niveau. Un autre point important est le réglage de la hauteur de la station et du repose pieds de manière à ce que vos genoux soient parfaitement à plat et forme un angle à 90°avec votre repose pieds. Ainsi, vous pourrez appuyer le talon de la canne contre votre cuisse.
Une fois que vous aurez installé votre station, vous pourrez commencer à personnaliser cette station. En général vous disposerez de 6 pieds pour fixer ces accessoires.
Les premiers éléments sont les tablettes latérales, il en existe de différentes tailles, des coulissantes, et à double étage. De combien en avez-vous besoin :
Une tablette : C’est ce qu’utilise la grande majorité de pêcheurs. Celle-ci sera installée à gauche pour un droitier, elle est rapide à installer et à démonter. Les grands modèles peuvent acceuillir8 grandes boites à esches se qui est largement suffisant pour une pêche de loisir.
Deux tablettes : Une deuxième tablette plus petite vous permettra de séparer les esches du petit matériel comme une boîte à bas de ligne, des sondes, des dégorgeoirs, etc…
Elle pourra est fixer à gauche derrière la tablette principale, si elle chevauche la première, pensez à la mettre un peu plus basse. Elle peut également être fixer derrière, mais moins pratique. Je conseille de laisser la partie droite libre pour déboiter facilement votre canne.
Ensuite d’autres accessoires peuvent être utiles :
Supports pour bac à amorce, mais je vous conseille d’utiliser des bacs que vous disposez sur la tablette afin de pouvoir tout protéger de la pluie ou du soleil.
Parapluie, je vous conseille d’utiliser un grand parapluie (1 x 1 m), il vous abritera mieux de la pluie et plus longtemps du soleil car il ne faut pas oublier que le soleil tourne au fur et à mesure de la journée. Attention au vent fort.
Auvent, protège votre tablette de la pluie et du soleil.
Supports de cannes et kits, vous pouvez opter pour des supports de cannes et kits indépendants ou des supports qui se fixent soit sur le rebord du plateau (l’accès ne sera pas facile si vous utilisé un auvent), un support surélevé fixé à hauteur de l’auvent, ou sur une tablette à l’arrière de la station, c’est un espace libre sans auvent qui ne pose aucun problème.
Supports avant, c’est là que vous allez placer votre bourriche et votre barre d’amorçage si vous en utilisez. Si vous utilisez une bourriche, fixer là à l’avant avec une barre à bourriche aux pieds de la station et le plus proche possible de la station. La barre d’amorçage (où on pose la canne) sera placée devant la bourriche par des barres de liaison.
Filet à déboiter, le meilleur endroit pour le fixer, c’est le pied avant droit

Un rouleau à déboiter qui vous permettra de déboiter votre canne en toute sérénité sans l’abîmer.

Autres matériels nécessaires : une épuisette (je conseille une épuisette de diamètre de 50 cm et un manche solide d’une longueur minimum de 3 mètres), ainsi qu’un tapis de réception.
Une boite de pêche contenant les petits outils nécessaires à la pêche pour fabriquer ou réparer une ligne (bobines de fils, flotteurs, plombs, hameçons montés, pince pour serrer les plombs, petit ciseau) pour sonder (une sonde) et un dégorgeoir. De l’amorce pour attirer les poissons
Des esches et un seau pour préparer et garder l’amorce
Une petite bassine avec de l’eau pour se rincer les mains et se les humidifier avant de saisir un poisson